12.07.2008

La photo qu'on aurait préféré éviter

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Après Kadhafi, qui snobe le sommet sur l'Union Méditerranéenne, le Chef de l'Etat déroule le tapis rouge au président syrien. Les familles des victimes de l'attentat du Drakkar apprécieront. Et pas seulement elles. Notez qu'ils font bien de regarder le sol, à leur place j'en ferai autant. La real politik est une chose, entamer des négociations pour apaiser la situation au Liban aussi, mais inviter le chef d'une nation qui est personnellement responsable de la mort de nombreux militaires français à les voir défiler le jour de la fête nationale, ça laisse sans voix. Personnellement je soutiens la décision du président Chirac de boycotter le défilé du 14 juillet du fait de la présence de Bachar Al Assad. 14 juillet : grogne dans les rangs (Le Monde) La Syrie à Paris. En mémoire de Michel Seurat (MediaPart)

03.07.2008

INGRID LIBEREE : réactions des proches et du Chef de l'Etat

Le discours au Palais de l'Elysée :

L'interview du Président Sarkozy et de Bernard Kouchner :

02.07.2008

INGRID EST LIBRE !!

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6 ans et demi de calvaire qui se terminent dans un immense soulagement. Ce soir, Ingrid Betancourt, ainsi que 3 américains et une dizaine de colombiens, ont été libérés par une opération de l'armée colombienne qui a réussi à piéger les FARC en leur enjoignant de regrouper les otages. Le président Sarkozy, très impliqué sur ce dossier et visiblement très ému par cette libération, a fait une déclaration, entouré de Bernard Kouchner et surtout de la famille d'Ingrid. Un avion s'envole en ce moment même pour la Colombie, avec à son bord les proches d'Ingrid Betancourt et le Ministre des Affaires étrangères. Rappelons que le président colombien Alvaro Uribe a appelé, il y a quelques jours, à des élections législatives anticipées car il se trouve dans une très mauvaise posture. La libération d'Ingrid Betancourt va lui être plus que favorable. Ingrid Betancourt, 46 ans, est franco-colombienne et a été enlevée le 23 février 2002 alors qu'elle était en pleine campagne pour les élections présidentielles en Colombie. Quelques jours auparavant, elle avait appelé les FARC à cesser les enlèvements. L'annonce de sa libération :

L'avertissement de P.De Carolis

"A l'impossible, nul n'est tenu. Donc si, à un moment donné, je vois pas que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, (...) je dirais stop" C'est par ces mots que Patrick De Carolis, actuel président de France Télévisions, a réagi hier, sur RTL, aux récents mouvements concernant la réforme de l'audiovisuel public. M.De Carolis "estime aujourd'hui, d'après les déclarations des uns et autres que le compte n'y est pas". Et prévient donc qu'à la fin de l'été, il pourrait quitter ses fonctions. Réaffirmant son indépendance dans le choix des programmes, Patrick de Carolis a également souhaité se poser en faux par rapport aux déclarations du Chef de l'Etat qui estimait qu'il n'y a "aucune différence" entre la télévision de service public et les chaînes privées. C'est sûr, tout le monde a vu le cycle Maupassant sur TF1, ou le théâtre en direct sur M6... Ouarf. Enfin non ce n'est même pas drôle. "Depuis trois ans avec (le directeur général) Patrice Duhamel, avec les équipes de France Télévisions, nous nous efforçons de faire une télévision respectable et j'entends qu'elle soit respectée". M.De Carolis est également revenu sur la prochaine nomination du Président de France Télévisions par l'exécutif, rappelant qu'au moment de sa propre nomination par le CSA, aucun pouvoir en place ne l'avait soutenu. Nicolas Sarkozy avait qualifié d'"hypocrisie totale" le système actuel de nomination par l'Autorité administrative indépendante. Pour rappel, le projet de loi de réforme sur l'audiovisuel sera débattu mi-octobre et il est question d'une future nomination d'un nouveau président avant l'échéance du mandat de Patrick De Carolis, en 2010.

01.07.2008

Le Chef de l'Etat sur France 3, c'est du sérieux ?

Hier, Le Président de la République est allé dans les studios de France 3 pour répondre aux questions des journalistes sur l'avenir du service public. Auquel il tient beaucoup. Comme le montre cette vidéo "off" dévoilée par la chaîne. On y voit le Chef de l'Etat discuter de bon coeur avec les journalistes présents, notamment Paul Nahon et Gérard Leclerc. Bon visionnage...

26.06.2008

Réforme du service public : De Carolis sur la sellette

Ce soir, au JT de France 2, on n'a pas fait dans la dentelle : l'annonce de la nomination du Président de France Télévisions par le Chef de l'Etat a été mis en relation avec le bon vieux temps, si l'on peut dire, d'Alain Peyrefitte et de l'ORTF. Le Monde publie aujourd'hui une information selon laquelle Nicolas Sarkozy souhaiterait la nomination d'un nouveau patron du service public après le vote de la loi de réforme, à l'automne. Et donc avant la fin du mandat de Patrick de Carolis, prévu en 2010. Rappelons qu'auparavant, le Président de France Télévisions était nommé par les 9 sages du CSA. Il le sera désormais par l'exécutif, en conseil des Ministres, après avis conforme du CSA et sous réserve de l'approbation de la majorité qualifiée au Parlement. C'est un retour en arrière et une révolution au niveau européen, puisque, comme le rappelait France 2, même Silvio Berlusconi n'interfère pas dans le choix du patron de la RAI. S'il est vrai que Patrick de Carolis n'est pas reconnu par ses pairs comme le plus grand président que France Télévisions ait connu, son éviction pose bien évidemment la question du choix de son successeur. On connait les liens très fort du pouvoir en place avec les cercles médiatiques, qu'en sera-t-il du nom du remplaçant de M.De Carolis ? Au sujet de cette proposition choc du Président, plusieurs articles intéressants : L'article "France Sarkovision" de Garrigos et Roberts dans Libération L'edito du Monde "Haro sur France Télé !" Un article du Nouvel Obs sur les réactions au discours du chef de l'Etat Le Figaro : Nicolas Sarkozy "bouleverse les soirées télé"

25.06.2008

Audiovisuel public : premières réactions

ee74c963e2c1efc810d00430ee4a5db1.jpg A peine le rapport Copé n'était remis au Président de la République que des réactions se sont faites entendre. Les opérateurs télécom et les fournisseurs d'accès internet, tout d'abord, ont vivement protesté contre la décision de Nicolas Sarkozy d'instaurer une taxe de 0,9% sur leurs chiffres d'affaires pour financer la suppression de la publicité à la télévision publique. Ces professionnels considèrent que "cette taxe, qui va au-delà des recommandations de la commission Copé (qui proposait 0,5%, ndlr), est à la fois contre-productive et illégale", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Fédération française des télécoms, qui les rassemble. De son côté, le président de l'Association des fournisseurs d'accès à internet, Daniel Fava, a jugé cette taxe "complètement disproportionnée, en regard du chiffre d'affaires que l'on génère avec les flux télévisuels, qui est d'à peu près 500 millions d'euros". Interrogé sur i-Télé, M. Fava "n'a pas exclu" un recours devant la Commission européenne, estimant que ce projet "pourrait être assimilé à une aide d'Etat" vers le secteur audiovisuel. L'autre réaction est politique : le président du MoDem, François Bayrou, qui avait fait de l'indépendance des groupes de médias un de ses thèmes durant la campagne présidentielle, estime que ce plan est une "mise sous contrôle de la télévision". "Tout ceci serait impossible dans des démocraties de plein exercice. On a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision (...) Le service public devient directement dépendant de l'Etat: son patron va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants" Le président du Mouvement Démocrate a également indiqué que c'est le consommateur qui va payer "au travers de ses communications téléphoniques et des services internet". Enfin, il s'est exprimé sur le "cadeau" fait au privé : "Dans le même temps, les chaînes privées reçoivent la manne publicitaire qui se portait autrefois sur le service public, et pour leur permettre d'améliorer leur bilan, on leur offre la possibilité d'une deuxième coupure, qui double le temps de publicité le plus lucratif"

La commission Copé a proposé, le Chef de l'Etat dispose

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En ce moment, le chef de l'Etat intervient suite à la remise du rapport de la commission Copé. Voici une liste des déclarations qu'il a faites : - "une nomination par l'exécutif après avis conforme du CSA", du Président de France Télévisions. Le tout dans le cadre de la réforme des institutions. Pour le Président il s'agit d'un système démocratique. Il dit assumer pleinement les critiques et souhaite rompre avec les hypocrisies. - Un projet de loi sera débattu à l'automne. "Un nouveau contrat d'objectifs et de moyens sera engagé". - Pour le Chef de l'Etat, le service public a vocation à "l'excellence". Il dit aimer le service public (en faisant un regard caméra digne des présentateurs de JT...) et parle d'une réforme "historique". Auparavant, Nicolas Sarkozy a annoncé d'autres mesures faisant suite au rapport Copé : - Nicolas Sarkozy retient les propositions de la commission sur la taxation à hauteur de 0,9% des opérateurs téléphoniques et des chaînes privées. - il confirme la suppression de la publicité progressive de toute publicité pour le service public entre janvier 2009 et decembre 2011. Il souhaite ainsi "débarrasser le service public de la dictature de l'audimat". - Le parrainage reste autorisé sur France Télévisions, la publicité ne sera conservée que sur France Ô, seul vecteur de revenus pour la région. - Il souhaite que les groupes privés soient puissants (sic), qu'ils aident au financement des créateurs, et que France Télévisions produise "des programmes de qualité". Les chaînes privées seront taxées à hauteur de 3% sur la publicité. - Des clauses d'intéressements seront prévues pour les producteurs de fictions en cas de succès d'audience de leurs téléfilms : une proposition qui va dans le sens d'une plus grande liberté vis-à-vis de la "dictature de l'audimat"? - Le théâtre et la musique doivent être au coeur de la ligne éditoriale du service public - Nicolas Sarkozy souhaite que le temps soit laissé aux programmes de faire leurs preuves : "On jugera un programme sur une saison et non plus sur un quart d'heure ! Il faut informer, cultiver et distraire !" Vous pouvez bien sûr réagir sur ce blog à ces propositions

24.06.2008

Carla fait vendre... et réagir

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A moins de vivre sur une autre planète, vous n'avez pas pu rater THE numéro de Libé de l'année, celui du 22 juin, avec la Première Dame de France en couverture. Elle faisait tellement peur sur cette photo qu'on se sentait presque obligés d'acheter le journal, il faut dire. Beau coup médiatique pour Carla Bruni-Sarkozy en pleine promo de son nouvel album et de son nouveau mari. Et pour Libération dont les ventes ont connu une progression de 43% avec ce numéro. Si les lecteurs ont été curieux de savoir ce que la Première Dame avait à raconter, ils ont semble-t-il été particulièrement déçus de sa prestation. 1 300 messages ont été postés sur le site Internet du quotidien dont 80% d'opinions négatives. Collusion entre le politique et le people pour les uns, réactions "épidermiques de gauche" pour les autres... Carla fait vendre et parler d'elle mais pas forcément en bien. C'est ainsi que, dans l'édition de lundi, Didier Pourquery, le directeur délégué de la rédaction, a déclaré "Soyez sûrs que nous vous avons lus. Tous. Même les insultes à notre intelligence. Et même ceux (merci...) qui étaient d'accord avec notre choix." Un choix qui ne devrait pas avoir de suite car, selon le responsable de la communication de Libération, la conférence de rédaction a pris la résolution de ne plus parler de ce sujet. Se pose dés lors la question sempiternelle du rôle de la Première Dame, de son implication auprès de la Présidence (on se souvient de l'émoi de certains journalistes en la voyant assise au bureau de Nicolas Sarkozy sur une double page de papier glacé) et de la personnalité même du couple présidentiel, très - trop ? - médiatique. La France politique se tabloïdise, s'américanise et, malgré les réactions outragées des lecteurs ou auditeurs que nous sommes, la plupart des Français s'y essaient avec une curiosité mêlée de culpabilité. A part ça, ce qu'il faudra retenir de cette interview ? Que Carla Bruni n'aime pas la voix de Ségolène Royal. Et en la matière, il parait qu'elle s'y connait.

28.05.2008

Sarkozy au chevet des "médias en difficulté"

Voilà une question qui n'attendra pas 2012 pour trouver réponse. Vous me direz, il parait que "le silence est le pire des mépris". Et le silence, sur la question des médias, le Chef de l'Etat, il ne connait pas. Voici qu'après l'audiovisuel public, M.Sarkozy se lance à la rescousse des "médias en difficulté", comprenez la presse écrite, qu'elle soit quotidienne ou magazine. "La démocratie ne peut fonctionner avec une presse qui serait en permanence au bord du précipice économique" C'est sûr... et ça fait un moment que ça dure. Problèmes de distribution, de diversification, baisse des ventes catastrophique dans certaines familles de presse, concurrence frontale d'Internet notamment pour la presse d'actualité et la PQN... je dis bien la PQN car la presse régionale se maintient plus ou moins selon les titres. Le Président de la République propose donc des "états généraux", un mot très à la mode en ce moment, afin d'aider ces médias. "Bref, je souhaite que nous puissions en parler, trouver des solutions et garantir ainsi l'indépendance de la presse et la diversité de l'opinion". Oui, ben après, il ne faudra pas râler en disant qu'il ne sont pas toujours très sarkophiles, Monsieur le Président. Toujours est-il que cette nouvelle est plutôt une bonne chose et qu'elle a été accueillie favorablement par les médias concernés. Le Syndicat de la Presse quotidienne Nationale, par la voix de son directeur Denis Bouchez, s'est dit "favorable à un plan d'envergure qui permettrait à la presse de retrouver définitivement les sentiers de la croissance d'ici quatre ans". Même le patron de l'Humanité a pris acte de manière "positive". C'est dire... En revanche, pour le syndicat SNJ, "Il ne peut rien sortir de bon de ces états généraux tels qu'ils sont présentés". "Le risque est grand de voir émerger des dispositions visant à dénaturer un peu plus le contenu des médias; à les rendre encore moins attractifs et crédibles aux yeux du public" Pour Patrick Le Floch, enseignant à Sciences Po Rennes et spécialiste de la presse, ces états généraux "apparaissent comme quelque chose de plutôt positif" car les entreprises "rencontrent de grosses difficultés structurelles à l'heure de la mutation vers l'internet". La taille modeste des groupes de média en France (comparé à l'étranger) freine leur capacité à investir. La taille de ces groupes de presse face aux géants de l'Internet, une première question clé. Il y en aura sûrement d'autres lors de ces états généraux, comme la modernisation et la diversification des groupes de presse, nationale ou régionale, dont certains investissent déjà dans les télévisions locales.