26.11.2008
Audiovisuel public : C'est quoi le bon vieux temps de l'ORTF ?
Haro sur la réforme. A bas les vils députés qui veulent décapiter le service public en permettant au Chef de l'Etat de choisir la tête qu'il pourra trancher le moment venu. On se croirait revenu au bon vieux temps de l'ORTF, qu'ils disent. Beaucoup d'entre nous crient au retour de la télé de Papa mais peu savent de quoi il en retourne.
Maman, c'était quoi l'ORTF ?
L'ORTF, ou Office de Radio Télédiffusion Française, est officiellement née en juin 1964. Cet organisme est alors en charge de la gestion de la radio et de l'unique chaîne de télévision publique, ces deux modes de communication étant des monopoles de l'Etat depuis 1945 (RTF). Son statut se veut calqué sur le modèle britannique de la BBC mais l'ORTF va être, jusqu'à son éclatement en 1974, un véritable instrument de propagande du pouvoir.
Ses membres (qui varieront d'une quinzaine à une trentaine) sont nommés en Conseil des Ministres. Le budget et les comptes sont contrôlés par l'Etat et c'est à cette époque qu'apparait notre amie la redevance.
En 1963, une deuxième chaîne apparait. C'est sur cette antenne que le premier JT aura lieu en 1966
C'est en 1967, année de naissance des Dossiers de l'Ecran, que la publicité, jusque là réservée à la presse, est autorisée pour l'audiovisuel. En 1968, le premier spot apparaît, la pub étant déjà sous forme d'écrans de 30 secondes. La Régie Française de Publicité est créée l'année suivante.
1968, c'est aussi l'année des évènements de mai et un comité de contrôle interministériel, le SLII, mis en place en 1963 par Alain Peyrefitte, va se trouver au coeur de la tourmente, jugé porteur de la propagande du gouvernement.
L'ORTF va dés lors connaître plusieurs périodes de crise. En 1972, la troisième chaîne commence à émettre. En 1974, alors que la couleur apparait, Jacques Chirac, alors Premier Ministre, annonce le démantèlement de cet instrument du pouvoir étatique. L'ORTF est officiellement dissoute le 31 décembre 1974. C'est là l'une des premières étapes de la libéralisation de l'audiovisuel avant la loi fondatrice de 1982. En effet, en 1974, l'ex ORTF est réorganisée en sept sociétés autonomes mais chacune placée sous tutelle du Premier Ministre : la première chaîne, antenne 2, FR3, TDF (Télédiffusion de France), INA (Institut national de l'audiovisuel), Radio France, et la SFP (Société française de production).
Parmi les programmes phares de l'époque ORTF, Les Dossiers de l'Ecran, les Saintes Cheries, les Shadoks ou encore la présence à l'antenne des speakerines comme Denise Fabre ou Jacqueline Joubert.
Avec en bonus le générique le plus flippant de l'histoire de la télé... avant le vote de la réforme de 2008
11:16 Publié dans Petit écran | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ortf, audiovisuel public, réforme, publicité, serial zappeur, décryptage, médias
22.06.2008
France 5 : un nouveau duo sur les médias ?

Alors que des rumeurs avaient annoncé l'arrivée de Jean-Marc Morandini sur la chaîne publique, finalement annulée, France 5 devrait programmer, en plus de l'émission de Paul Amar, un nouveau rendez-vous sur les médias chaque dimanche.
Pour ceux qui ne les connaissent pas très bien :
Anne-Elisabeth Lemoine est actuellement chroniqueuse de L'Edition Spéciale de Canal +. Elle a également collaboré à l'émission "J'ai mes sources" de Colombe Shneck sur France Inter. Les téléspectateurs la connaissent également pour son travail avec Marc-Olivier Fogiel sur TV +, ancêtre de +Clair, et sur "T'empêche tout le monde de dormir".
Nicolas Poincaré, quant à lui, est bien connu des auditeurs de RTL puisqu'il y anime "On refait le monde" depuis 2006, en lieu et place de Pascale Clark. Arrière-petit fils de Raymond Poincaré, il a également été journaliste au sein des rédactions de France Inter et France Info.
Décidément, la télé aime parler de la télé... Mais si cette négociation aboutit, au vu du professionnalisme des deux journalistes cités, cette nouvelle émission de décryptage devrait cette fois se poser en digne remplaçante d'Arrêt sur Images.
19:50 Publié dans Petit écran | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france 5, médias, télévision, décryptage, anne-elisabeth lemoine, nicolas poincaré

