11.11.2008

West Wing 2008 : C'est du vécu

Merci à Pénélope Jolicoeur pour son sens aigu de la dérision :

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18.10.2008

Suppression de la pub : peut mieux faire

Ce samedi, Thomas Hugues proposait un sujet sur la réforme de l'audiovisuel public, à l'occasion de la présentation devant l'Assemblée Nationale, la semaine prochaine, du projet de loi supprimant la pub sur France Télévisions. Curieuse de savoir quels nouveaux arguments allaient avancer les partisans de cette réforme, je n'ai pas été déçue. Ou plutôt si. Parce que je cherche depuis janvier une bonne raison de croire que, si, cette suppression de la publicité est utile et n'est pas qu'un simple ajustement favorable aux chaînes privées.
Ce n'est pas messieurs Copé ou Cavada qui ont réussi à me donner des arguments. Je pense de plus en plus que cette réforme, non seulement est strictement inutile mais qu'elle va en plus déséquilibrer le paysage audiovisuel français.

Pourquoi cette réforme n'est-elle pas indispensable ? Parce que, contrairement à ce qu'affirme Mme Albanel, avec de la publicité, France Télévisions a réussi à proposer du théatre (France 4 et même France 2), des émissions éducatives (Les Maternelles) et laisse ses programmes s'installer (voir Plus belle la vie à ses débuts). Du moins beaucoup plus que sur les chaînes privées. L'argument de la qualité est un mauvais exemple.
1) parce que les chaînes du service public, prises dans leur ensemble, offrent une qualité et une diversité de programmes qu'on ne trouve nullement sur les chaînes privées et encore moins sur les nouveaux arrivants de la TNT, qui nous servent des séries réchauffées ou des émissions tape-à-l'oeil du style "Next" ou "12 coeurs".
2) parce qu'en supprimant la publicité sur le service public, on ne satisfait que les chaînes privées qui vont bénéficier d'une redistribution de l'assiette publicitaire et on enlève des crédits à France Télévisions pour produire des émissions de prestige ou diffuser de grands évènements sportifs.

Cette réforme n'est pas justifiable car elle n'est pas nécessaire. La publicité est source de recettes et donc de capacités de production pour le service public. Elle est également source d'emplois. De plus, elle arrive à un moment où les crédits débloqués pour équilibrer les comptes d'une télévision privée de publicité pourraient être réaffectés à des projets plus utiles, de vrais projets de service public.
Enfin, l'argument de la libération de la contrainte de l'audience est nul et non avenu. Car même sans publicité, les spécialistes continueront de comparer les résultats des émissions de prime time du service public.

La suppression de la publicité sur le service public est une marotte mais en aucun cas une réforme sructurelle, elle ne va servir qu'à revenir au bon vieux temps de l'ORTF, avec des primes à 20h30 dont la "qualité" sera débattue car dépendante des deniers publics, et ce malgré les "garanties" sur la non-intervention de l'Etat sur les programmes. Car contrairement à ce qu'on pourrait penser, la publicité sur le service public était gage de son indépendance éditoriale.

12.07.2008

La photo qu'on aurait préféré éviter

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Après Kadhafi, qui snobe le sommet sur l'Union Méditerranéenne, le Chef de l'Etat déroule le tapis rouge au président syrien. Les familles des victimes de l'attentat du Drakkar apprécieront. Et pas seulement elles.
Notez qu'ils font bien de regarder le sol, à leur place j'en ferai autant.
La real politik est une chose, entamer des négociations pour apaiser la situation au Liban aussi, mais inviter le chef d'une nation qui est personnellement responsable de la mort de nombreux militaires français à les voir défiler le jour de la fête nationale, ça laisse sans voix.
Personnellement je soutiens la décision du président Chirac de boycotter le défilé du 14 juillet du fait de la présence de Bachar Al Assad.
14 juillet : grogne dans les rangs (Le Monde)

La Syrie à Paris. En mémoire de Michel Seurat (MediaPart)

03.07.2008

INGRID LIBEREE : réactions des proches et du Chef de l'Etat

Le discours au Palais de l'Elysée :



L'interview du Président Sarkozy et de Bernard Kouchner :

02.07.2008

INGRID EST LIBRE !!

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6 ans et demi de calvaire qui se terminent dans un immense soulagement. Ce soir, Ingrid Betancourt, ainsi que 3 américains et une dizaine de colombiens, ont été libérés par une opération de l'armée colombienne qui a réussi à piéger les FARC en leur enjoignant de regrouper les otages.
Le président Sarkozy, très impliqué sur ce dossier et visiblement très ému par cette libération, a fait une déclaration, entouré de Bernard Kouchner et surtout de la famille d'Ingrid. Un avion s'envole en ce moment même pour la Colombie, avec à son bord les proches d'Ingrid Betancourt et le Ministre des Affaires étrangères.

Rappelons que le président colombien Alvaro Uribe a appelé, il y a quelques jours, à des élections législatives anticipées car il se trouve dans une très mauvaise posture. La libération d'Ingrid Betancourt va lui être plus que favorable.

Ingrid Betancourt, 46 ans, est franco-colombienne et a été enlevée le 23 février 2002 alors qu'elle était en pleine campagne pour les élections présidentielles en Colombie. Quelques jours auparavant, elle avait appelé les FARC à cesser les enlèvements.

L'annonce de sa libération :


L'avertissement de P.De Carolis

"A l'impossible, nul n'est tenu. Donc si, à un moment donné, je vois pas que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, (...) je dirais stop" C'est par ces mots que Patrick De Carolis, actuel président de France Télévisions, a réagi hier, sur RTL, aux récents mouvements concernant la réforme de l'audiovisuel public.
M.De Carolis "estime aujourd'hui, d'après les déclarations des uns et autres que le compte n'y est pas". Et prévient donc qu'à la fin de l'été, il pourrait quitter ses fonctions.
Réaffirmant son indépendance dans le choix des programmes, Patrick de Carolis a également souhaité se poser en faux par rapport aux déclarations du Chef de l'Etat qui estimait qu'il n'y a "aucune différence" entre la télévision de service public et les chaînes privées. C'est sûr, tout le monde a vu le cycle Maupassant sur TF1, ou le théâtre en direct sur M6... Ouarf. Enfin non ce n'est même pas drôle.

"Depuis trois ans avec (le directeur général) Patrice Duhamel, avec les équipes de France Télévisions, nous nous efforçons de faire une télévision respectable et j'entends qu'elle soit respectée".
M.De Carolis est également revenu sur la prochaine nomination du Président de France Télévisions par l'exécutif, rappelant qu'au moment de sa propre nomination par le CSA, aucun pouvoir en place ne l'avait soutenu. Nicolas Sarkozy avait qualifié d'"hypocrisie totale" le système actuel de nomination par l'Autorité administrative indépendante.

Pour rappel, le projet de loi de réforme sur l'audiovisuel sera débattu mi-octobre et il est question d'une future nomination d'un nouveau président avant l'échéance du mandat de Patrick De Carolis, en 2010.

01.07.2008

Le Chef de l'Etat sur France 3, c'est du sérieux ?

Hier, Le Président de la République est allé dans les studios de France 3 pour répondre aux questions des journalistes sur l'avenir du service public. Auquel il tient beaucoup. Comme le montre cette vidéo "off" dévoilée par la chaîne. On y voit le Chef de l'Etat discuter de bon coeur avec les journalistes présents, notamment Paul Nahon et Gérard Leclerc. Bon visionnage...

26.06.2008

Réforme du service public : De Carolis sur la sellette

Ce soir, au JT de France 2, on n'a pas fait dans la dentelle : l'annonce de la nomination du Président de France Télévisions par le Chef de l'Etat a été mis en relation avec le bon vieux temps, si l'on peut dire, d'Alain Peyrefitte et de l'ORTF. Le Monde publie aujourd'hui une information selon laquelle Nicolas Sarkozy souhaiterait la nomination d'un nouveau patron du service public après le vote de la loi de réforme, à l'automne. Et donc avant la fin du mandat de Patrick de Carolis, prévu en 2010.

Rappelons qu'auparavant, le Président de France Télévisions était nommé par les 9 sages du CSA. Il le sera désormais par l'exécutif, en conseil des Ministres, après avis conforme du CSA et sous réserve de l'approbation de la majorité qualifiée au Parlement. C'est un retour en arrière et une révolution au niveau européen, puisque, comme le rappelait France 2, même Silvio Berlusconi n'interfère pas dans le choix du patron de la RAI.
S'il est vrai que Patrick de Carolis n'est pas reconnu par ses pairs comme le plus grand président que France Télévisions ait connu, son éviction pose bien évidemment la question du choix de son successeur.

On connait les liens très fort du pouvoir en place avec les cercles médiatiques, qu'en sera-t-il du nom du remplaçant de M.De Carolis ?
Au sujet de cette proposition choc du Président, plusieurs articles intéressants :

L'article "France Sarkovision" de Garrigos et Roberts dans Libération

L'edito du Monde "Haro sur France Télé !"

Un article du Nouvel Obs sur les réactions au discours du chef de l'Etat

Le Figaro : Nicolas Sarkozy "bouleverse les soirées télé"

25.06.2008

Audiovisuel public : premières réactions

ee74c963e2c1efc810d00430ee4a5db1.jpg A peine le rapport Copé n'était remis au Président de la République que des réactions se sont faites entendre.
Les opérateurs télécom et les fournisseurs d'accès internet, tout d'abord, ont vivement protesté contre la décision de Nicolas Sarkozy d'instaurer une taxe de 0,9% sur leurs chiffres d'affaires pour financer la suppression de la publicité à la télévision publique.
Ces professionnels considèrent que "cette taxe, qui va au-delà des recommandations de la commission Copé (qui proposait 0,5%, ndlr), est à la fois contre-productive et illégale", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Fédération française des télécoms, qui les rassemble.
De son côté, le président de l'Association des fournisseurs d'accès à internet, Daniel Fava, a jugé cette taxe "complètement disproportionnée, en regard du chiffre d'affaires que l'on génère avec les flux télévisuels, qui est d'à peu près 500 millions d'euros".
Interrogé sur i-Télé, M. Fava "n'a pas exclu" un recours devant la Commission européenne, estimant que ce projet "pourrait être assimilé à une aide d'Etat" vers le secteur audiovisuel.

L'autre réaction est politique : le président du MoDem, François Bayrou, qui avait fait de l'indépendance des groupes de médias un de ses thèmes durant la campagne présidentielle, estime que ce plan est une "mise sous contrôle de la télévision".
"Tout ceci serait impossible dans des démocraties de plein exercice. On a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision (...) Le service public devient directement dépendant de l'Etat: son patron va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants"
Le président du Mouvement Démocrate a également indiqué que c'est le consommateur qui va payer "au travers de ses communications téléphoniques et des services internet". Enfin, il s'est exprimé sur le "cadeau" fait au privé : "Dans le même temps, les chaînes privées reçoivent la manne publicitaire qui se portait autrefois sur le service public, et pour leur permettre d'améliorer leur bilan, on leur offre la possibilité d'une deuxième coupure, qui double le temps de publicité le plus lucratif"

La commission Copé a proposé, le Chef de l'Etat dispose

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En ce moment, le chef de l'Etat intervient suite à la remise du rapport de la commission Copé.
Voici une liste des déclarations qu'il a faites :

- "une nomination par l'exécutif après avis conforme du CSA", du Président de France Télévisions. Le tout dans le cadre de la réforme des institutions. Pour le Président il s'agit d'un système démocratique. Il dit assumer pleinement les critiques et souhaite rompre avec les hypocrisies.

- Un projet de loi sera débattu à l'automne. "Un nouveau contrat d'objectifs et de moyens sera engagé".

- Pour le Chef de l'Etat, le service public a vocation à "l'excellence". Il dit aimer le service public (en faisant un regard caméra digne des présentateurs de JT...) et parle d'une réforme "historique".

Auparavant, Nicolas Sarkozy a annoncé d'autres mesures faisant suite au rapport Copé :

- Nicolas Sarkozy retient les propositions de la commission sur la taxation à hauteur de 0,9% des opérateurs téléphoniques et des chaînes privées.

- il confirme la suppression de la publicité progressive de toute publicité pour le service public entre janvier 2009 et decembre 2011. Il souhaite ainsi "débarrasser le service public de la dictature de l'audimat".

- Le parrainage reste autorisé sur France Télévisions, la publicité ne sera conservée que sur France Ô, seul vecteur de revenus pour la région.

- Il souhaite que les groupes privés soient puissants (sic), qu'ils aident au financement des créateurs, et que France Télévisions produise "des programmes de qualité". Les chaînes privées seront taxées à hauteur de 3% sur la publicité.

- Des clauses d'intéressements seront prévues pour les producteurs de fictions en cas de succès d'audience de leurs téléfilms : une proposition qui va dans le sens d'une plus grande liberté vis-à-vis de la "dictature de l'audimat"?

- Le théâtre et la musique doivent être au coeur de la ligne éditoriale du service public

- Nicolas Sarkozy souhaite que le temps soit laissé aux programmes de faire leurs preuves : "On jugera un programme sur une saison et non plus sur un quart d'heure ! Il faut informer, cultiver et distraire !"

Vous pouvez bien sûr réagir sur ce blog à ces propositions

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