30.11.2008

Télé réalité : past and no future

En ce moment, le débat sur l'audiovisuel public divise la classe politique et on voit fleurir chaque jour des propositions nouvelles pour France Télévisions. Dernière en date : interdire la télé-réalité. Cela tombe plutôt bien puisque le service public n'a jamais vraiment diffusé de programmes de ce genre.
L'occasion était cependant trop belle pour se replonger dans les origines de ce style télévisuel popularisé en France par Loft Story, en 2001. Avant de lancer des défis stupides sur TF1 (qu'il perd en plus, loose du soir, bonsoir), Benjamin "Hercule" Castaldi a fait ses premières armes sur le plateau du Big Brother français. Avec un Jean-Claude Van Damme au top de sa "aware" attitude. Merci à Jérôme pour ce souvenir de télé pas comme les autres :

23.10.2008

Publicité et service public : la procédure de divorce est lancée

Comme les bons articles valent mieux que les grands discours, voici une liste de sujets qui expliquent de manière précise la réforme de l'audiovisuel public, adoptée hier en Conseil des Ministres, ô surprise, et soumise au Parlement courant novembre.

Libération : Télé Sarkozy, bientôt sur vos écrans

Le Monde du 22 octobre qui pose les bonnes questions sur les vraies retombées pour l'ensemble du paysage médiatique français

Un article désopilant de Télérama

Vous pouvez aussi revoir l'interview de Christine Albanel hier au JT de France 2




18.10.2008

Suppression de la pub : peut mieux faire

Ce samedi, Thomas Hugues proposait un sujet sur la réforme de l'audiovisuel public, à l'occasion de la présentation devant l'Assemblée Nationale, la semaine prochaine, du projet de loi supprimant la pub sur France Télévisions. Curieuse de savoir quels nouveaux arguments allaient avancer les partisans de cette réforme, je n'ai pas été déçue. Ou plutôt si. Parce que je cherche depuis janvier une bonne raison de croire que, si, cette suppression de la publicité est utile et n'est pas qu'un simple ajustement favorable aux chaînes privées.
Ce n'est pas messieurs Copé ou Cavada qui ont réussi à me donner des arguments. Je pense de plus en plus que cette réforme, non seulement est strictement inutile mais qu'elle va en plus déséquilibrer le paysage audiovisuel français.

Pourquoi cette réforme n'est-elle pas indispensable ? Parce que, contrairement à ce qu'affirme Mme Albanel, avec de la publicité, France Télévisions a réussi à proposer du théatre (France 4 et même France 2), des émissions éducatives (Les Maternelles) et laisse ses programmes s'installer (voir Plus belle la vie à ses débuts). Du moins beaucoup plus que sur les chaînes privées. L'argument de la qualité est un mauvais exemple.
1) parce que les chaînes du service public, prises dans leur ensemble, offrent une qualité et une diversité de programmes qu'on ne trouve nullement sur les chaînes privées et encore moins sur les nouveaux arrivants de la TNT, qui nous servent des séries réchauffées ou des émissions tape-à-l'oeil du style "Next" ou "12 coeurs".
2) parce qu'en supprimant la publicité sur le service public, on ne satisfait que les chaînes privées qui vont bénéficier d'une redistribution de l'assiette publicitaire et on enlève des crédits à France Télévisions pour produire des émissions de prestige ou diffuser de grands évènements sportifs.

Cette réforme n'est pas justifiable car elle n'est pas nécessaire. La publicité est source de recettes et donc de capacités de production pour le service public. Elle est également source d'emplois. De plus, elle arrive à un moment où les crédits débloqués pour équilibrer les comptes d'une télévision privée de publicité pourraient être réaffectés à des projets plus utiles, de vrais projets de service public.
Enfin, l'argument de la libération de la contrainte de l'audience est nul et non avenu. Car même sans publicité, les spécialistes continueront de comparer les résultats des émissions de prime time du service public.

La suppression de la publicité sur le service public est une marotte mais en aucun cas une réforme sructurelle, elle ne va servir qu'à revenir au bon vieux temps de l'ORTF, avec des primes à 20h30 dont la "qualité" sera débattue car dépendante des deniers publics, et ce malgré les "garanties" sur la non-intervention de l'Etat sur les programmes. Car contrairement à ce qu'on pourrait penser, la publicité sur le service public était gage de son indépendance éditoriale.

25.06.2008

La commission Copé a proposé, le Chef de l'Etat dispose

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En ce moment, le chef de l'Etat intervient suite à la remise du rapport de la commission Copé.
Voici une liste des déclarations qu'il a faites :

- "une nomination par l'exécutif après avis conforme du CSA", du Président de France Télévisions. Le tout dans le cadre de la réforme des institutions. Pour le Président il s'agit d'un système démocratique. Il dit assumer pleinement les critiques et souhaite rompre avec les hypocrisies.

- Un projet de loi sera débattu à l'automne. "Un nouveau contrat d'objectifs et de moyens sera engagé".

- Pour le Chef de l'Etat, le service public a vocation à "l'excellence". Il dit aimer le service public (en faisant un regard caméra digne des présentateurs de JT...) et parle d'une réforme "historique".

Auparavant, Nicolas Sarkozy a annoncé d'autres mesures faisant suite au rapport Copé :

- Nicolas Sarkozy retient les propositions de la commission sur la taxation à hauteur de 0,9% des opérateurs téléphoniques et des chaînes privées.

- il confirme la suppression de la publicité progressive de toute publicité pour le service public entre janvier 2009 et decembre 2011. Il souhaite ainsi "débarrasser le service public de la dictature de l'audimat".

- Le parrainage reste autorisé sur France Télévisions, la publicité ne sera conservée que sur France Ô, seul vecteur de revenus pour la région.

- Il souhaite que les groupes privés soient puissants (sic), qu'ils aident au financement des créateurs, et que France Télévisions produise "des programmes de qualité". Les chaînes privées seront taxées à hauteur de 3% sur la publicité.

- Des clauses d'intéressements seront prévues pour les producteurs de fictions en cas de succès d'audience de leurs téléfilms : une proposition qui va dans le sens d'une plus grande liberté vis-à-vis de la "dictature de l'audimat"?

- Le théâtre et la musique doivent être au coeur de la ligne éditoriale du service public

- Nicolas Sarkozy souhaite que le temps soit laissé aux programmes de faire leurs preuves : "On jugera un programme sur une saison et non plus sur un quart d'heure ! Il faut informer, cultiver et distraire !"

Vous pouvez bien sûr réagir sur ce blog à ces propositions

La réforme de France Télévisions en 4 questions

Le Parisien publie aujourd'hui un article reprenant le dossier France Télévisions en 4 questions. Les voici avec une petite dose de Serial Zappeur en prime.

- Pourquoi supprimer la publicité sur France Télévisions ?

Le Parisien nous explique : "C'est une idée qu'avait déjà eue la gauche, sans la mettre en application. L'objectif est de dégager les chaînes publiques de la pression de l'audience - qui conditionne les recettes publicitaires - afin de proposer des émissions ambitieuses". Le problème étant de trouver une solution alternative à ce modèle de financement.
Ajoutons ici que cette réforme remet à plat tout le système de financement des chaînes avec une probable explosion des recettes publicitaires de TF1 et M6, une augmentation du temps de publicité sur les chaînes privées avec une probable seconde coupure (la joie de voir Dr House coupé toutes les 10 minutes...) sans garantir, vu que le parrainage n'est pas concerné par la réforme, que l'on n'aura pas droit à des tunnels de programmes courts entre la fin du JT de France 2 et le début du programme de prime time.

- Comment financer France Télévisions ?
Là il vous suffit de reprendre mon dernier post sur les projets de la commission Copé, dont les propositions sont relayées ce matin par Le Parisien, reprenant les propos du Chef de l'Etat le 8 janvier : « Une taxe sur les recettes publicitaires accrues des chaînes privées et une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à Internet ou la téléphonie mobile. »
Problème n°1 : ça coince légèrement du côté des chaînes privées qui se sont récemment regroupées en association. Demander à TF1 de payer pour que France 2 lui pique Julien Courbet, ce n'est pas très sport selon Boulogne... qui a proposé récemment sa vision du service public sans rugby, sans séries américaines...
Problème n°2 : un financement par les nouveaux acteurs audiovisuels (téléphonie et Internet) va sans aucun doute être répercuté sur le consommateur...qui va déjà voir sa redevance augmenter. Au moment où on dépense 4 millions d'euros pour nous montrer que le pouvoir d'achat c'est possible, ça fait un peu tâche...

- Quel projet pour France 3 ?
La chaîne des régions devrait bénéficier (hum) d'une nouvelle "carte audiovisuelle" avec 7 décrochages locaux au lieu de 13, ce qui déclenche déjà des réactions en chaîne (OK je sors). Le Parisien nous explique cependant que la commission Copé souhaite tester son nouveau projet pour la 3 sur une région pilote.
France 3 est la chaîne qui emploie le plus de salariés (6 000 des 11 000 que compte le groupe) et ses structures locales participe à la mise en valeur des régions. Exemple avec l'édition Iroise, en partie en breton. A l'heure où l'on parle de la mise en valeur des langues régionales, centraliser est une idée assez étonnante. D'autant que cela va encore profiter aux grandes métropoles au détriment des villes moyennes.

- Quelle structure pour l'entreprise ?
Les quarante-neuf sociétés de l'audiovisuel public seraient réunies en une seule entreprise conduite par un conseil d'administration de douze membres, dont huit issus du monde de l'entreprise, « mais pas du secteur audiovisuel pour qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêt ». Le Président du CSA serait nommé par ce conseil.
Intégrer des acteurs du monde de l'entreprise reviendrait en quelque sorte à privatiser, selon les syndicats. Mais l'élément le plus inquiétant est sans doute l'idée de l'intervention du Parlement dans le choix de ces membres du conseil. France Télévisions serait ainsi soumise à la majorité en place, quelle qu'elle soit, et cela remet en cause l'indépendance des médias.

24.06.2008

La commission Copé touche au but

L'AFP a publié aujourd'hui un communiqué annonçant la remise, demain, du rapport de la commission Copé sur la réforme de l'audiovisuel public. Un document provisoire circule avec les propositions suivantes :

- la création d'une entreprise unique

- le financement de l'audiovisuel public, privé de publicité, par la redevance, des taxes sur les fournisseurs internet et les opérateurs télécom, et un prélèvement sur les chaînes privées.

- la création d'obligations de production et de création pour les nouveaux acteurs de l'audiovisuel, à savoir les opérateurs de téléphonie (comme Orange et son bouquet).

- une indexation du montant de la redevance sur l'évolution des prix

- toujours au niveau de la redevance, son assiette serait élargie aux nouveaux supports de réception (ordinateurs, téléphones portables capables de recevoir la télévision).

Pour l'AFP, il s'agit bien sûr d'un document provisoire car "seul le rapport remis fera foi".

Le groupe France Télévisions serait donc réorganisé en une entreprise unique avec des unités de programmes (fiction, cinéma, documentaire...) "responsables de l'approvisionnement en contenus, les chaînes assemblant ces éléments en fonction des priorités éditoriales qu'elles dessinent et dans le respect de leur identité propre". Une clarification de l'identité des chaînes sera faite. Pour le moment, on sait que France 3 est la chaîne des régions et France 5 celle de la connaissance, reste sans doute à régler le problème France 4. Chaîne de la culture ou des rediffusions du JAG ?

Sur le front de l'info, "chaque chaîne conservera sa rédaction, mais des synergies, avec la mise en commun des moyens techniques, seront mises en oeuvre" selon l'AFP. On ne peut s'empêcher de penser au cas des rédactions locales de France 3.

Un autre gros changement est à prévoir, qui risque de faire grincer des dents quand on connait le climat actuel sur l'indépendance des médias : le président du groupe France Télévisions ne sera plus désigné par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
La procédure sera la suivante :
Le Parlement proposera au gouvernement une liste de 16 noms au plus, pour les huit personnalités qualifiées qui siègeront au conseil d'administration de France Télévisions, en plus des deux représentants de l'Etat et de deux représentants du personnel, élus des salariés. Ce conseil d'administration choisira parmi 3 à 5 noms proposés par le CSA le nouveau Président de France Télévisions. Le retour au bon vieux temps de l'ORTF ?

Cette remise sera bien évidemment suivie de réactions de la part des salariés de France Télévisions et des différents acteurs de l'audiovisuel et des télécoms car, si les propositions annoncées sont retenues, c'est tout le système économique audiovisuel qui sera à revoir.

Nota bene : Jean-François Copé sera demain mercredi l'invité du 19-20 sur France 3. On lui souhaite bonne chance...

31.05.2008

Télévision mobile personnelle : du nouveau

2b915a1e9a52975728ea3cc30a560b33.jpg France 2, France 3 et Arte ont été retenues pour occuper les trois canaux de la télévision mobile personnelle (TMP) réservés à des chaînes du service public, a annoncé hier le ministère de la Culture et de la Communication. C'est Satellifax qui avait révélé le premier l'information.





12 autres chaînes feront partie de l'offre de départ de ce nouveau mode de réception :
- TF1
- Canal +
- M6
- BFM TV
- Direct 8
- Eurosport
- I>Télé
- NRJ 12
- NT1
- Virgin 17 (ex Europe 2 TV)
- EuropaCorp (nouvelle chaîne en cours de création proposée par Europa, la société de Luc Besson)
- Orange Sport

Qu'est-ce que la TMP ? La télévision mobile personnelle devrait faire son apparition au printemps 2009 et permettra aux téléspectateurs de recevoir, pendant leurs déplacements, la télévision via leur téléphone mobile ou un récepteur de poche. On pourra parler alors de "mobispectateurs".
D'ici à 2011, 30% du territoire devrait être couvert, 60% d'ici 2015.
Actuellement, les téléphones munis des technologies 3G ou Edge peuvent déjà recevoir la TV en mode "unicast" ou point à point. La TMP, elle, fonctionnera avec la norme DVB-H, en mode "broadcast", un mode inspiré de la réception satellite, qui permet elle, à partir d'un même point de diffusion, de transmettre le même programme à de multiples points de réception. Reste à savoir comment sera mesuré cette nouvelle source d'audience pour les chaînes. Médiamétrie, via son département Convergence, a déjà commencé à plancher sur la question.

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(source des images : Forum de la télévision mobile)

28.05.2008

Le PS quitte la commission Copé

Les 3 députés socialistes membres de la Commission Copé sur l'audiovisuel public ont décidé de se retirer, une annonce qui sera effective la semaine prochaine. Patrick Bloche, Michel Françaix et Didier Mathus ont estimé que cette commission n'avait plus lieu d'être après les déclarations du chef de l'Etat qui a exclu une augmentation de la redevance.
Actée en réunion de groupe, cette décision sera annoncée lors de la prochaine réunion de la commission, mercredi prochain.

Il s'agit d'un nouveau coup dur pour Jean-François Copé qui semble s'enliser dans cette affaire... Et pour la réforme de l'audiovisuel public, plusieurs observateurs parlant de "l'implosion" d'une commission "mort-née".
"Le rapport Copé est mort. La commission l'est quasiment aussi. On lui donne une dernière chance jusqu'à mercredi prochain mais c'est purement formel", a renchéri M. Françaix. Selon un membre de la commission, certains producteurs devraient également claquer la porte.

Il faut dire que, depuis l'annonce en janvier dernier de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, le dossier France Télévisions n'a cessé de se complexifier pour se transformer en un véritable imbroglio politico-médiatique. Reste à savoir si Jean-François Copé rendra bien ses conclusions fin juin au Président de la République et ce que celui-ci décidera d'en faire.

L'intersyndicale de l'audiovisuel public a d'ores et déjà appelé à un arrêt de travail de 24 heures, le 18 juin, pour "sauver le service public audiovisuel".

21.05.2008

Télévision : les meilleurs ennemis du monde

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Haro sur France Télévisions. Alors que la commission Copé présente aujourd'hui ses propositions pour le financement du service public et qu'on s'achemine de plus en plus vers une augmentation de la redevance, les chaînes privées s'organisent.

TF1, Canal+ et M6 ont publié ce mercredi un communiqué commun dans lequel ils annoncent la création de l'Association des Chaînes Privées (A.C.P.), ayant pour objectif de "défendre les droits et intérêts professionnels des chaînes de télévision hertziennes privées à couverture nationale". C'est vrai que les chaînes privées sont des espèces en voie de disparition dans notre paysage audiovisuel...

L'ACP aura une présidence tournante, son premier président étant Bertrand Meheut, président du directoire du Groupe Canal+, pour une période de deux ans. "L'ensemble des chaînes de télévision privées à couverture nationale a vocation à rejoindre les membres fondateurs de l'association", appel aux petites chaînes montantes de la TNT.

La création de cette association apparait comme un missile de plus lancé en direction de l'esplanade Henri de France, siège de France Télévisions dont le président, si l'on en croit l'Express, serait sur le point d'être "désavoué" par le Président de la République qui prend décidément la réforme du service public très à coeur. A tel point que la commission Copé serait dans sa ligne de mire.

Parmi les propositions énoncées par la dite commission cet après-midi, on retiendra :

- Dès le 1er septembre 2009, la publicité serait supprimée sur toutes les antennes de France Télévisions après 20H. Dans un deuxième temps, dès le 1er janvier 2012, la publicité serait totalement supprimée. Seuls le parrainage, la publicité dans les régions et la pub dans les sites internet seraient conservés.
NDLR : on pourrait donc avoir droit à des "tunnels" de programmes courts avant la soirée de prime time, ces derniers rentrant dans le cadre du parrainage.

3 scénarios de compensation ont été évoqués :

- Le premier scénario de financement privilégierait une compensation par une hausse de la redevance avec une indexation sur l'inflation et un élargissement de l'assiette (les tuners TNT inclus dans les ordinateurs et les résidences secondaires seraient pris en compte).

- Le second privilégie un panachage de taxes dont une sur les entreprises de télécommunications. Ainsi, les fournisseurs d'accès à internet qui fournissent à leurs abonnés un service de télévision verraient leur chiffre d'affaires taxé à hauteur de 0,5%. De plus, une part de la taxe radio électrique serait affectée à l'audiovisuel public (100 millions d'euros dans un premier temps). C'est l'option mise en avant par Jean-François Copé.

- Le troisième scénario prévoit lui aussi un panachage de taxes, dont la principale viserait le secteur de l'électronique grand public.

L'Etat procéderait à une réaffectation des recettes de la redevance en allouant à France Télévisions la part qui revient actuellement à RFI et à l'INA. Cette dernière entreprise serait alors financée par une taxe sur le chiffre d'affaires des télévisions privées.
(sources : Ozap.com, AFP, L'Express, LCP Assemblée Nationale)

16.05.2008

TF1 se penche sur le cas France Télévisions

On le sait, TF1 déteste avoir de la concurrence. Surtout une concurrence qui arrive à battre ses Experts un samedi soir...
Après Canal +, après M6, voici que la Une s'attaque à une nouvelle bête noire : France Télévisions.
Bon, ne soyons pas dupes, l'idée de supprimer la publicité sur le service public n'est sans doute pas apparue par enchantement au Chef de l'Etat (dont on sait qu'il est très proche de Martin Bouygues).

Là, autant de culot forcerait presque l'admiration. Comme le révèle Renaud Revel, le spécialiste Médias de l'Express sur son site internet, les dirigeants de TF1 ont remis un rapport de 13 pages à la Commission Copé, sur leur vision "idéale" du service public.
Comme par exemple un service public qui "évite les surenchères sur les droits sportifs et les séries américaines"... Ah ça, Jack Malone n'est pas le meilleur ami de Nonce Paolini apparemment...
Si c'était le 1er avril, ce ne serait même pas drôle...

La news est à lire ici.

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