16 mars 2011
X Factor épisode 1 : des animateurs sous X
Un an qu'on l'attendait, le retour du télé-crochet de la petite chaine devenue grande. Mardi 15 mars, 20h50 : l'arsenal de la parfaite X-Factorette est pret, téléphone pour envoi groupé de SMS, programmation des pauses obligatoires, Snifbox pleine de Kleenex pour moments d'émotion... L'excitation est à son comble, et le petit être bouge dans mon être. Il doit sentir qu'il se passe un truc.
Ca y est, l'émission commence. Première constatation : la musique de fond est beaucoup, mais alors beaucoup trop forte. S'en suit une litanie sur des stars planétaires (ou pas) qui ont le X factor. Au bout d'un moment, on a compris, merci.
Heureusement, vient le temps de la présentation du jury. Bon, pour les impatients comme moi, les bios sont les mêmes que celles qui passent depuis quelques semaines sur Internet. On apprend notamment qu'Olivier Schulteis est LE découvreur de Christophe Maé. Ca y est, on tient le coupable. Qu'on le pende par les pieds avec des plumes et du goudron... Pardon je m'égare.
On entraperçoit les animateurs Sandrine Corman et Jerome Anthony. Signe caractéristique que sur X Factor, comme sur Nouvelle Star, la star, ce sera le jury. Ou que les dits animateurs sont encore trop mal à l'aise dans leur costume de Monsieur et Madame Loyal. Les auditions peuvent commencer.
Le premier candidat est un candidat "hameçon" : il sert à ferrer la ménagère pour ne plus la lacher de la soirée. Vincent, beau gosse, père de famille, entame une reprise de "Who wants to live forever" qui me fait prendre la pleine mesure du terme bouleversement hormonal lié à la grossesse. L'Homme est mort de rire et prédit que ça va être comme ça toute la soirée. Pff, médisant... En tout cas le jury est subjugué. On les comprend.
S'en suit malheureusement une bien trop longue série de casseroles à l'occasion desquelles on redécouvre l'humour pince sans rire de Christophe Willem, que la prod montre à peu près sous tous les angles : on se croirait dans le W Factor.
Afin de ne pas faire fuir les amateurs, on remet quand même en selle de bons candidats. Parmi ces pépites, deux jolies découvertes : Valentin et le groupe Brand New Vibes. De quoi rattraper l'énorme erreur de casting faite par le jury qui fait passer à la seconde étape un mix entre Claude François, Magloire et Obelix...
Bilan de cette soirée : globalement positif, même si le montage laisse trop de places aux casseroles. Affaire à suivre
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15 mars 2011
Le retour de la revanche de Serial Zappeur
C'est bientôt le printemps, les bourgeons apparaissent dans les arbres et bientôt, à Brest, on pourra couper le chauffage. L'heure est donc à la fin de l'hibernation prolongée pour votre blogueuse préférée.
En plus, ça tombe bien, ce soir, c'est Nouvelle... euh pardon, c'est X Factor, le nouveau télé-crochet de M6.
Vous qui étiez accros aux chroniques de votre NouvelleStarologue dévouée, rendez-vous donc sur ce blog pour lire demain les aventures de Cricri et ses amis du jury.
En attendant, je vous conseille d'aller prendre des leçons de beauté-fashion-bio attitude sur le Blogzine et plus précisément sur la page de Marie Donzel :
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05 novembre 2010
Serial Zappeur entre en travaux
Bonjour à tous,
Depuis quelques temps, mon planning de ministre m'empeche de mener à bien mon activité favorite, à savoir dévorer et chroniquer les séries.
Serial Zappeur va donc changer de formule pour zapper, non plus uniquement sur la télé, mais sur la communication, le marketing, les nouvelles technos... Tout ceci après un petit lifting bienvenu !
Vous pourrez toujours, bien sûr, retrouver mes meilleures chroniques en archives.
A très vite donc !
Maud, serial blogueuse débordée
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07 septembre 2010
Les séries télé selon Alain Carrazé
Cette semaine, Serial Zappeur vous propose de partir à la rencontre DU spécialiste séries par excellence, Alain Carrazé.
Alain Carrazé est le directeur de 8 Art City, l'agence des séries TV pour les professionnels. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet, dont l'excellente Bible des sériesvores "Les séries télé" Editions Toutes les Clés Hachette. Il intervient également comme chroniqueur pour Télé 2 Semaines, Europe 1 ou Yahoo !
Dans cette interview, Alain Carrazé analyse quelques tendances de la fiction US, parle de l'évolution des séries hexagonales et nous livre une vision sans concession de l'univers des séries.
(Copyright photo 8 Art City)
Serial Zappeur : La tendance dans les séries US actuellement semble être celle des héros qui ne s'encombrent pas avec la morale...
Alain Carrazé : On ne peut pas dire que ces personnages n'aient pas de morale. C'est plus compliqué que cela. Ils sont plus impertinents, ils disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Ils sont plus hargneux, plus agressifs, plus hautains, oui. Mais ils ont leur propre morale, comme Dexter, Dr House. Ils sont moins lisses.
C'est une avancée qui était inenvisageable il y a seulement 15 ans. Les gens se retrouvent dans un personnage charismatique et ils rêvent de faire comme eux, de pouvoir rembarrer leur patron. Après, ça marche donc ça se développe.
SZ : Ce développement, justement, ne risque-t-il pas de les banaliser ?
A.C : Les banaliser, non. C'est le reflet de la télévision depuis 50 ans : tout marche par tendances et par périodes. Il y a eu la période des feuilletons, etc. Au-delà de l'évolution de ces programmes, ce qui est intéressant c'est que maintenant, on peut faire une série autour de ce type de personnage. Avant, il faut se souvenir des difficultés rencontrées par les producteurs de Columbo pour imposer un type sans femme, sans enfant... L'intérêt c'est d'avoir pu prouver que cela peut se faire et que cela peut donner des succès.
SZ : On est sorti un peu du mythe du gentil héros sans peur et sans reproche des années 80, quand même...
A.C : Entre les années 80 et les années 2000, les séries ont toujours été un miroir de la société. Une série ne peut pas vivre dans une bulle car les créateurs se nourrissent de ce qui les entoure. On l'a vu avec 24, Lost, Breaking Bad... Chaque série est en corrélation avec son époque. On s'est rendu compte qu'avant, tout semblait tout noir ou tout blanc, maintenant tout semble gris, et cette grisaille s'adapte aux personnages de séries.
SZ : A votre avis, la fiction française doit-elle suivre ces tendances US ou gardé sa spécificité ?
A.C : La fiction française a fait d'énormes progrès. L'avalanche de séries US en prime time a obligé les dirigeants, les producteurs et les scénaristes à changer. Et on a vu apparaitre des formats comme Fais pas ci, fais pas ça, Kaamelott, etc. Il y a eu des tentatives qui, sans être toutes des succès, sont au moins intéressantes. Sans parler des fictions Canal + comme Engrenages. A titre personnel, je regarde de plus en plus de fictions françaises.
Quant aux fictions populaires (NDLR : Joséphine, Camping Paradis...) elles ne doivent pas être remplacées mais c'est bien qu'il existe des choses plus pointues comme Sur le fil, par exemple. Le problème ne vient pas du fait qu'il y ait Joséphine, le problème vient du fait qu'il ne puisse y avoir que ça.
Après, parmi ces tentatives, il y a des échecs. Pour moi, Maison Close est un échec. Ce n'est pas parce que c'est produit par Canal + que c'est forcément génial, HBO ne fait pas que des succès.
Mais globalement, il y a eu une remise en question efficace en partie. Pas efficace à 100%. Mais on doit prendre en compte les contraintes des chaînes. Sur les fictions patrimoniales, par exemple, qu'on voit beaucoup et qui sont des commandes de France Télévisions. Canal + doit aussi faire de l'audience, et donc des fictions qui vont marcher auprès du public.
Dans tous les cas, je préfère 10 bonnes séries par an que 55 insipides. Ce n'est pas le volume et la quantité qui compte. Aujourd'hui, je rentre d'une conférence de presse d'Arte qui lance un projet ambitieux, Xanadu, dont les dirigeants craignent que ça ne plaise pas. Parce que cela sort des sentiers battus.
SZ : En cette rentrée télé, y a-t-il des séries que vous conseilleriez à nos lecteurs de regarder ?
A.C : Vous dire ce qu'il faut regarder, non. Ce n'est pas à moi de dire ce que les téléspectateurs doivent voir ou non. Mais il y a des projets qui ont l'air intéressant. J'attends de voir 2-3 épisodes pour me prononcer. Boardwalk Empire a l'air intrigant. La nouvelle saison de Dexter m'intéresse aussi, pour voir ce que les nouveaux producteurs ont fait. J'attends également la nouvelle saison de The Event pour voir ce qu'il adviendra du côté feuilletonnant, qui commence à lasser.
Propos recueillis par Maud Soulat
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24 août 2010
M6 : Nouvelle Star au placard ?
Il se pourrait bien qu'en cette rentrée télé, et après avoir chantonné tout l'été, votre NouvelleStarologue se trouve perdue, car de Nouvelle Star 9 dépourvue.
M6 aurait en effet, comme cela se chuchote depuis des mois déjà dans le milieu, pris la décision de remiser Nouvelle Star au rang de bon souvenir télévisuel et les 4 Fantastiques de pointer au Pole Emploi Spectacles, catégories jurés intermittents.
Diantre ! Mais qu'allons-nous faire sans nos primes du mercredi ? Vous sentant déjà tout chafouin, cher lecteur, Serial Zappeur vous rassure, il se murmure également que X Factor pourrait prendre du galon et prendre la place de feu Nouvelle Star.
L'occasion pour nous de revenir sur 8 ans de (presque toujours) bons et loyaux services et de vous replonger, en chiffres, dans les coulisses de Baltard. D'un télé crochet finalement assez classique, Nouvelle Star a pris, avec le jury Attia-Manoukian-James-Katché et surtout le sacre de Christophe Willem, une place particulièrement branchée dans l'univers musico-télévisuel :
- 8 : c'est donc le nombre de gagnants. Dans l'ordre : Jonathan Cerrada, Steeve Estatof, Myriam Abel, Christophe Willem, Julien Doré, Amandine Bourgeois, Soan, Luce. Avec, en plus de ces gagnants, quelques réussites comme Amel Bent, Benjamin Siksou, Camelia Jordana ou encore Miss Dominique. Parfois éphémères les réussites, mais bon...
- 10 : c'est le nombre de jurés qui se sont succédés autour du pivot érotico-dyonisiaco-physchotico-Deleuzien Dédé Manoukian, présent de la saison 1 à la saison 8. Oui, 10 ! Vous avez sans doute tous oublié Lionel Florence et Varda Kakon de la 1ère cuvée, mais sans doute pas Marianne James, Manu Katché et Dove Attia, qui ont véritablement donné ses lettres de noblesse au jury. Quant à Philippe Manoeuvre, Sinclair, Lio et Marco Prince, ils ont inégalement marqué l'émission : si se passer de Fifi lunettes d'acier serait un crève coeur, Lio va sans doute manquer moyennement à la ménagère de moins de 50 ans.
- 109 : c'est le nombre de finalistes ayant foulé le sol de Baltard. 10 les 2 premières saisons, 15 lors des saisons suivantes
- 4 : c'est le nombre de numéros qu'il a fallu à M6 pour s'apercevoir, lors de la saison 1, que le format quotidienne à la Star Ac ne marcherait pas. Une bonne décision puisque c'est justement un des points qui a été souvent reproché au format de TF1, souvent comparé à Nouvelle Star
- 3 : c'est le nombre d'animateurs qui se sont succédés : Benjamin Castaldi, remplacé par Virginie Efira à la fin de la saison 4, puis Virginie Guilhaume pour les saisons 7 et 8.
3, c'est également le nombre de chaînes du groupe à avoir diffusé Nouvelle Star, ça continue : Fun TV de 2003 à 2005, W9 de 2006 à 2009 puis M6 pour la dernière saison.
Si les Inoubliables vont bien nous manquer, je vous propose enfin de vous replonger en 8 vidéos sur les 8 saisons de Nouvelle Star :
Saison 1, Thierry Amiel, finaliste face à J.Cerrada, chante les Mots Bleus :
Saison 2, Amel Bent et Steeve Estatof interprètent "Quelques mots d'amour" de Michel Berger :
En 2005, c'est Myriam Abel qui entonne Left Outside Alone d'Anastacia :
2006, c'est la saison de la Tortue : Christophe Willem enflamme Baltard dés le premier prime avec Sunny :
2007, année du décalé Julien Doré qui détourne allègrement les paroles de Mourir sur scène :
En 2008, pour la finale, Amandine Bourgeois reprend Hey You des Pink Floyd et inaugure la série des soul-rockeuses baltardiennes :
En 2009, même si Soan remporte l'édition 7 du télé crochet, c'est Camelia Jordana qui marque les téléspectateurs (pas tous, si vous vous rappelez mes chroniques de l'époque). Pourtant, Soan a marqué les esprits par de belles prestations autant que par son mauvais caractère :
Pour ce dernier cru, les candidats ont donné du fil à retordre au jury tant le niveau de leurs performances, bien qu'inégal, maintenait le suspens. Du moins jusqu'à l'éviction de Lussi qui a conquis Philippe Manoeuvre sur Led Zeppelin :
Nouvelle Star, 8 saisons, des primes d'anthologie, d'autres à oublier... Bonne chance à M6 pour trouver un concept qui fasse autant parler ! Serial Zappeur reste à l'affut
10:43 Publié dans Petit écran | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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